La communication au sein du groupe nous semble être plus importante encore que l'objet pour lequel le groupe se rassemble. Le vrai défi de miprovi porte moins sur l'invention d'une nouvelle façon de produire la musique que sur l'embellissement des aptitudes de coopération et d'authenticité au sein du groupe.
Le premier projet réalisé par miprovi était soutenu par une très grande majorité de personnes espérantophones du monde entier dont la plupart ne parlaient pas français. Aujourd'hui, miprovi développe sa spécificité française. Toutefois il ne souhaite pas perdre son « anationalité », c'est pourquoi nous souhaitons que les échanges aient lieu en deux langues : le français et l'espéranto.
Que faire si vous ne parlez pas espéranto ?
Apprenez-le ! Ça ne vous demandera pas beaucoup d'efforts ! Mais pour ceux et celles qui ne le souhaitent pas, nous allons tâcher de mettre en place une équipe de traducteurs auxquels soumettre vos messages avant de les publier.
- Des échanges non violents
Nous souhaitons que les échanges entre les pirates sans navire se déroulent dans un langage aussi authentique que possible. Plutôt qu'un nouveau forum d'échanges d'opinions, ce qui mène rarement à la concorde, nous souhaitons que chacun exprime ce qui l'habite en terme de ressenti et en prenant l'entière responsabilité de ses propres besoins.
Voici un petit nombre de pensées qui vous évoqueront peut-être quelque chose :
- « Je n'ai jamais tort, ni raison. »
- « Je m'efforce de comprendre ce qui m'anime et ce qui anime l'autre afin de m'accorder au mieux avec le groupe sur le langage du cœur. »
- « J'écoute non pas avec l'intention de répliquer, mais avec l'intention de comprendre. »
- « Je reformule ce que dit l'autre si j'ai besoin de vérifier avec lui/elle ma compréhension de ce qui l'anime. »
- « Mes jugements et mes évaluations m'indiquent ce que j'éprouve mais n'aident pas toujours les autres à me comprendre. »
- « Toute sensibilité différente de la mienne a quelque chose à m'apprendre. »
Si vous souhaitez approfondir la communication non violente, reportez-vous à l'ouvrage de Marshall B. Rosenberg « Les mots sont des fenêtres ».